Peugeot est confronté à d’énormes difficultés en France. Ces difficultés ont provoqué la semaine dernière l’annonce brutale de la fermeture de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Par ricochet, le débat sur la compétitivité du coût salarial bat désormais son plein en France. François Hollande reconnaît le problème du coût salarial, contrairement à ce qui s’était passé pendant la campagne électorale. Plutôt que d’imposer de lourdes réductions de salaire aux travailleurs, il désire entamer le débat d’un accroissement du financement alternatif de la sécurité sociale. “Je juge nécessaire de réformer le financement de la sécurité sociale de telle sorte qu’il ne pèse plus uniquement sur le travail”, a-t-il expressément affirmé lors d’une importante conférence sociale en début de semaine dernière (http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20120709.OBS6554/conference-sociale-le-verbatim-du-discours-de-hollande.html).
Il ne s’agissait toutefois pas de relever les impôts indirects. Au contraire, la TVA “sociale” de Sarkozy, qui devait entrer en vigueur en octobre, est abandonnée. Le fait d’être appelées « sociales » ne signifie pas pour autant que des augmentations de la TVA ont subitement un effet redistributif.
Mais de quoi est-il alors question ? Ce n’est pas encore clair. Dans les entretiens qu’il a donnés à l’occasion du 14 juillet, Hollande a expliqué qu’une des options consiste à renforcer la contribution sociale généralisée (CSG). Pourtant, certains plaident pour que la CSG serve plutôt à réduire le déficit, donc moins à réduire les charges sur le travail. En tout cas, force est de constater que l’on envisage en France des pistes qui – si l’on considère l’accueil réservé aux propositions de la CSC concernant le financement alternatif – seraient immédiatement écartées en Belgique.
Imaginons que la France décide effectivement d’accroître le financement alternatif, à l’instar de l’Allemagne avant elle, mais celle-ci avait plutôt opté pour une majoration de la TVA. Dans ce cas, la réduction des charges sur les salaires risquerait d’accroître notre handicap de coût salarial. Sauf si la Belgique s’engageait à son tour sur la voie du financement alternatif. Mais alors, qu’elle le fasse de la manière la plus équitable, la plus efficace et la plus stable.


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