mercredi 4 juillet 2012

Sommet européen

Les sommets de la dernière chance se succèdent. A chaque fois nous avons droit au même spectacle où les communications des uns et des autres mélangent joyeusement les enjeux européens, nationaux voir communaux en Belgique.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy a lui aussi contribué à la confusion en communiquant sur le relèvement obligatoire de l’âge légal de la pension, alors que ce sujet ne figurait pas au menu du Sommet européen.
Le Ministre Magnette est également intervenu dans ce concert, en prenant le contre-pied du rapport Van Rompuy ce qui a  déclenché une polémique politique sans pouvoir faire la clarté sur la position exacte du gouvernement belge.
Tout ceci ne permet pas une bonne compréhension des enjeux et ce sera seulement la semaine prochaine que la position belge pourra être explicitée lors de la commission consultative sur les affaires européennes. Il vaut mieux tard que jamais, mais le sommet est déjà derrière nous !
Que penser de ce sommet ?
Certains nous ont parlé d’un sommet historique. Il l’est certainement au regard de l’intensité de la crise  que traverse l’Europe. Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal c’est aujourd’hui l’Espagne et l’Italie qui se retrouvent en situation d’urgence. Ce sommet a répondu à l’urgence  ce qui permet de soulager la pression sur les dettes espagnoles et Italiennes. Ce n’est pas négligeable. Il ne faut pas non plus négliger l’importance de la réalisation du brevet européen. Mais tout cela suffira-t-il à ramener le calme sur les marchés financiers ? Tout cela permettra-t-il de construire une relance soutenable centrée sur l’emploi ? Nous pouvons en douter.
Même si madame Merkel semble aujourd’hui sur la défensive, la voie choisie par la gouvernance économique européenne continue à nous inquiéter. En octobre la Président du Conseil présentera son rapport intermédiaire. Va-t-il servir à imposer les recommandations européennes sur l’allongement de l’âge de la pension ou la réforme de l’index ?  Où va-t-on enfin s’atteler à un rééquilibrage du projet européen, avec une coordination fiscale et plus d’équité sociale ?
Avec le  mouvement syndical européen nous avons du pain sur la planche. Le contrat social qui vient d’être présenté par la CES doit être mis en avant.  Nous allons poursuivre notre action avec la CES mais également sur le terrain national en interpellant les responsables politiques ainsi que les parlementaires européens belges.

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